OpenAI a franchi un nouveau cap dans le développement de l’intelligence artificielle avec l’intégration de la génération d’images directement dans son modèle GPT-4o. Plus besoin de changer d’outil ni de passer par une interface parallèle : désormais, les utilisateurs peuvent créer des images à partir de simples descriptions textuelles, dans le même fil de conversation.
C’est une avancée technique, mais aussi une amélioration concrète pour l’utilisateur. Comme le souligne le communiqué, il devient possible de générer une image, puis de la modifier sur demande : changer l’ambiance, les couleurs, ajouter ou retirer des éléments, tout ça sans recommencer à zéro. La conversation devient un véritable atelier de création visuelle.
Contrairement à la version précédente, où il était impossible de reproduire un style précis ou de faire apparaître une marque connue, il est désormais possible de représenter des personnes et des marques dans les images générées. Cette ouverture soulève d’importantes questions éthiques et juridiques. À qui appartient une image générée qui s’inspire du style de Disney, du visage d’une célébrité ou du logo d’une entreprise ? OpenAI marche sur une ligne mince, entre liberté créative et respect des droits d’auteur. Les balises légales sont encore floues, et plusieurs juristes s’inquiètent du vide juridique entourant ces contenus synthétiques.






Derrière cette prouesse, on retrouve toujours la technologie DALL·E 3, mais cette fois intégrée de manière native au sein de GPT-4o. Ce modèle est multimodal, c’est-à-dire qu’il comprend et génère du texte, de l’image et même de l’audio. Et ce n’est pas juste un ajout cosmétique : cette fusion rend le système plus fluide, plus cohérent, capable d’ajuster les images générées avec une compréhension plus fine du contexte.
Sur le plan éthique, OpenAI prend soin de souligner que les images générées sont encadrées par des systèmes de sécurité. Des filtres bloquent les demandes jugées inappropriées, et chaque image comporte un filigrane numérique conforme au standard C2PA, question d’assurer la transparence sur leur origine.
Le déploiement se fera par étapes : les utilisateurs abonnés à ChatGPT Plus seront les premiers à y avoir accès, au cours des prochaines semaines. Les autres pourront suivre plus tard, lorsque la fonctionnalité sera jugée stable à grande échelle.
Efficace mais énergivore
Autre enjeu de taille : la consommation énergétique. La popularité croissante de la génération d’images par IA, notamment avec des styles très détaillés comme ceux inspirés du studio Ghibli, entraîne une explosion de la demande sur les centres de données. Refroidissement intensif, serveurs surchargés, empreinte carbone : les infrastructures derrière ces modèles sont gourmandes en énergie. OpenAI et d’autres géants du secteur explorent des solutions comme le refroidissement liquide ou la récupération de chaleur, mais la question de la durabilité reste entière.

En clair, OpenAI continue de consolider sa position dans l’écosystème de l’IA générative. Cette nouveauté ne se limite pas à une démonstration technologique : elle transforme en profondeur la manière dont les gens interagissent avec l’intelligence artificielle. Pour les créateurs, les communicants et même le grand public, c’est une boîte à outils qui ne cesse de s’enrichir — mais dont les usages, eux, nécessitent une réflexion collective.