La NASA vient de réussir le lancement d’Artemis II, marquant le retour des vols habités vers la Lune pour la première fois depuis plus de 50 ans.
La fusée Space Launch System s’est élancée depuis le complexe 39B du centre spatial Kennedy, en Floride, propulsant le vaisseau Orion et ses quatre astronautes en orbite terrestre en un peu plus de huit minutes. À bord se trouve notamment le Canadien Jeremy Hansen, qui participe à cette mission charnière du programme Artemis.

Un décollage minuté à la seconde près
La séquence de lancement s’est déroulée selon un protocole rigoureux amorcé plusieurs heures avant le décollage.
Dès le matin, les équipes ont procédé au remplissage des réservoirs avec de l’oxygène et de l’hydrogène liquides à très basse température. Cette opération essentielle s’est accompagnée d’une phase de stabilisation afin de compenser l’évaporation naturelle des ergols.
En parallèle, les astronautes ont entamé leurs préparatifs, incluant l’habillage dans leurs combinaisons Orion Crew Survival System, conçues pour assurer leur sécurité lors du décollage et de la rentrée atmosphérique.
En début d’après-midi, l’équipage a été transporté vers le pas de tir, avant d’embarquer dans le vaisseau Orion. Une fois à bord, les équipes ont procédé à la fermeture de l’écoutille et aux dernières vérifications techniques.
Le feu vert final a été donné à la suite d’une vérification « Go/No-Go », confirmant que tous les systèmes étaient prêts pour le lancement.

Une poussée de plus de 8 millions de livres
Au moment du décollage, les moteurs RS-25 de l’étage central et les deux propulseurs d’appoint à poudre ont généré une poussée combinée d’environ 8,8 millions de livres.

En quelques secondes, la fusée a quitté la rampe de lancement, amorçant une ascension rapide vers l’orbite.
Environ deux minutes après le départ, les propulseurs d’appoint se sont détachés, suivis de l’éjection du système d’abandon de lancement une minute plus tard, une fois les couches denses de l’atmosphère franchies.
Vers la huitième minute, les moteurs principaux se sont arrêtés, marquant la fin de la phase propulsive principale et l’entrée en orbite terrestre.

Orion en orbite et systèmes activés
Après la séparation de l’étage central, le vaisseau Orion poursuit sa trajectoire avec l’étage supérieur, avant de se configurer pour ses opérations en orbite.
Quelques minutes après l’insertion orbitale, les quatre ailes des panneaux solaires se déploient complètement. Les contrôleurs de mission confirment que les systèmes sont fonctionnels et produisent l’énergie nécessaire.
Chaque panneau contient environ 15 000 cellules solaires et peut pivoter pour suivre le Soleil, assurant une alimentation continue pendant toute la mission.
Prochaines étapes, les manœuvres orbitales
La mission entre maintenant dans une phase critique avec des manœuvres visant à ajuster l’orbite du vaisseau.
Ces opérations permettront d’augmenter le périgée et l’apogée, positionnant Orion pour sa trajectoire vers la Lune. L’équipage doit également réaliser une démonstration de navigation de proximité, une étape essentielle pour les futures missions.
Au cours des prochains jours, Orion quittera progressivement l’orbite terrestre pour entamer son trajet vers la Lune, dans le cadre d’une mission d’environ dix jours.
Une mission suivie en temps réel
La mission Artemis II est diffusée en continu sur les plateformes officielles de la NASA, notamment via NASA+ et ses canaux numériques.
Le public peut suivre les grandes étapes du vol, les communications avec l’équipage et les moments clés de la mission, alors que les équipes au sol analysent en temps réel les données transmises par le vaisseau Orion.
Une étape déterminante pour l’avenir
Artemis II représente la première mission habitée du programme Artemis et une étape essentielle vers le retour humain sur la Lune.
Cette mission vise à valider les systèmes du vaisseau Orion en conditions réelles, en préparation des prochaines missions qui incluront un alunissage et, à plus long terme, des vols habités vers Mars.
Le retour sur Terre est prévu dans une dizaine de jours, avec un amerrissage dans l’océan Pacifique.
